Mesures controversées du nouveau plan économique à Cuba

Hausse des prix et suppression de subventions annoncées

Partager cet article facebook linkedin email

Le gouvernement cubain vient de présenter un nouveau plan économique pour une récupération soutenable face aux difficultés que rencontre le pays.
Il est vain de connaître le numéro de ce énième plan tant les difficultés persistent et les adaptations se suivent.
La cause ? Ici, à Cubacoop, nous ne cessons de la dénoncer : l’infâme et inhumain blocus.
Mais à Cuba, des voix s’élèvent pour exprimer un mécontentement bien compréhensible et l’alimenter « sans en avoir l’air ». Car, si « on » ne trouve pas de quoi s’alimenter correctement pour cause de pénurie ou d’inflation, « on » n’est pas content. Logique ! Mais sous-entendre que le gouvernement est un ramassis d’incompétence est une autre chose. C’est même improbable.
Les « Monsieur-je-sais-tout » sont partout. En voici un exemple.
J’irai jusqu’à dire que si l’auteure et l’économiste qu’elle cite étaient au gouvernement, que feraient-ils pour améliorer la situation ? Iraient-ils jusqu’à vendre leur pays au voisin du nord et revenir au 31 décembre 1958 ? Les « grands pays » qui distribuent les sanctions à l’envi sont bien petits !
Cuba a droit à l’autodétermination et mérite notre soutien.

GD

Hausse des prix et suppression de subventions : mesures controversées du nouveau plan économique à Cuba

Par Rosalía Quintana
Publié par Directorio cubano

Le gouvernement cubain a annoncé de nouvelles mesures économiques dans le contexte de la crise provoquée par l’ouragan Melissa. Voici quelques-unes des plus controversées. Le gouvernement cubain a présenté un nouveau programme intitulé « Plan pour corriger les distorsions et relancer l’économie nationale », une initiative qui, selon les autorités, vise à stabiliser le système économique et à renforcer le développement socialiste.

Cependant, des économistes tels que Pedro Monreal considèrent que ce document est excessivement complexe, dispersé et irréalisable.

Cette annonce intervient alors que l’année 2025 touche à sa fin, dans un contexte critique marqué par la menace de l’ouragan Melissa et une profonde crise économique.

Le plan, rendu public par la présidence cubaine, comprend 10 objectifs généraux, 106 objectifs spécifiques, plus de 340 actions et 260 indicateurs, dans le but de mener le pays vers une prétendue « reprise durable ».

Cependant, sa publication en pleine urgence météorologique a suscité la méfiance des experts et des citoyens, qui interprètent ce moment comme une manœuvre visant à imposer des mesures impopulaires sans débat public.

Parmi les points les plus controversés du programme figurent la suppression progressive des subventions et des gratuités indues, l’augmentation des tarifs de l’électricité, de l’eau, des transports et des carburants, ainsi que l’introduction d’une taxe sur la valeur ajoutée (TVA).

En outre, la dollarisation partielle de l’économie est officialisée et une bancarisation obligatoire est encouragée, ce qui donnera à l’État le contrôle des transactions financières.

Le plan prévoit également la création de nouveaux péages, la réduction du financement public du logement et l’émission de « lettres de régulation monétaire » pour absorber l’excès de monnaie en circulation, une mesure qui, selon les analystes, pourrait aggraver la pénurie de liquidités.

À cela s’ajoute le maintien du système monétaire dual (CUP et MLC), qui creusera le fossé social entre ceux qui ont accès aux devises étrangères et ceux qui dépendent de la monnaie nationale.

Pedro Monreal avertit que le programme mélange des objectifs et des indicateurs sans structure technique solide, omettant des questions cruciales telles que la pauvreté et les inégalités.

Il souligne également le manque de sources de financement et d’objectifs réalistes dans des secteurs clés tels que l’agriculture et la production alimentaire.

Le plan économique arrive à un moment où le pays est confronté à des coupures d’électricité prolongées, une inflation galopante, une pénurie de produits de base et un mécontentement social croissant.

Alors que le gouvernement insiste sur le discours de la « relance socialiste », les Cubains sont confrontés chaque jour à des difficultés croissantes pour survivre dans une économie qui semble toujours au point mort.