« Nous sommes à Cuba et nulle part ailleurs »

L’exposition « Buena Vista, Art contemporain à Cuba »

Cuba évoque immédiatement le rhum et les cigares « mais la vraie richesse de Cuba réside dans sa culture ou plutôt dans ses cultures ».

« Ainsi l’île est devenue, un carrefour pour la littérature, la danse, la musique et le cinéma ». L’exposition « Buena Vista, art contemporain à Cuba » actuellement présentée par la Fondation Clément à Le François, Martinique (jusqu’au 18 novembre) révèle « la vitalité » des arts plastiques depuis 1959 (…) « En appréciant l’importance que Cuba a donné à l’apprentissage de l’art, on comprendra mieux comment toute une génération d’artistes remarquables a vu le jour (…) A travers toutes ces œuvres, nous sommes à Cuba et nulle part ailleurs ».

Depuis une décennie, l’art s’est universalisé à Cuba, on découvrira alors les œuvres récentes d’artistes comme Campins, Yaque ou encore Humberto Diaz. Cette exposition des œuvres de dix-huit artistes cubains offre un « panorama de la créativité à Cuba »

Entre guillemets : des extraits du texte de présentation de Gilbert Brownstone

« Cuba, la seule société où les artistes figurent parmi les plus riches »

Télérama, 24 octobre 2018, page 13 / Posté par Michel Porcheron

PAGE 60 (de Télérama, 24 octobre 2018)

« BUENA VISTA » ART CONTEMPORAIN À CUBA

MANUEL MENDIVE.KCHO, RENÉ FRANCISCO...

« Après le Che et les cigares, l’art cubain se fait le nouvel ambassadeur de l’île. A travers une sélection d’une vingtaine d’artistes, la Fondation Clément, à la Martinique, donne à voir un panorama de la création depuis les années 1960. Les sculptures et tableaux de Manuel Mendive (né en 1944) sont habités par la santería, religion d’origine africaine. Roberto Diago aborde le thème de l’esclavage.

Des barques de Kcho se dégage une puissante présence. La génération montante parle de la globalisation : écologie, économie, politique... à l’exemple d’Alejandro Campins, José Yaque, Humberto Diaz. Si l’art cubain s’est universalisé, la relation avec les Etats-Unis hante toujours les esprits : Gulliver (2015), de Reynerio Tamayo, campe un Superman ficelé au sol, place de la Révolution, à La Havane. Dans Fábrica de utopías, René Francisco appelle de ses vœux, dès 2006, le rapprochement des deux pays. José Angel Toirac peint-il en 1996 la rencontre de Fidel avec le pape sur fond de publicité pour Opium d’Yves Saint Laurent ? Parfum de scandale que cette intrusion du capitalisme dans l’art ! A Cuba, la création, ouverte sur le monde, a toujours été en avance sur le régime. »

Stéphane Renault

Jusqu’au 18 novembre, Fondation Clément, Le François, Martinique (972). COMMISSAIRE : GILBERT BROWNSTONE

{{}}www.fondation-clement.org

http://www.fondation-clement.org/Presse/Dossiers-de-presse-des-expositions/Buena-Vista-art-contemporain-a-Cuba

Communiqué de presse : 12 pages illustrées

Gilbert Brownstone, né à New York, est un directeur de musées, galeriste, amateur d’art et écrivain, créateur de la Fondation Brownstone. . Wikipédia Date de naissance : 5 avril 1938 (Âge : 80 ans)

Les 18 artistes de l’exposition (tous vivent et travaillent à La Havane, Belkis Ayón est décédée en 1999, à l’âge de 32 ans) :

Belkis Ayón, Abel Barroso, Alejandro Campins, Roberto Diago, Humberto Diaz, Alexis Esquivel, Diana Fonseca, René Francisco, Alexis Leyva Machado dit Kcho, Manuel Mendive, Michel Pérez Pollo, Mabel Poblet (née en 1986, la plus jeune) , Eduardo Ponjuàn, Sandra Ramos, Lazaro Saavedra, Reynerio Tamayo, José Angel Toirac, José Yaque

On peut (re) lire aussi :

https://www.lequotidiendelart.com/articles/7957-gilbert-brownstone-jean-nouvel-et-bob-vallois-s-engagent-pour-cuba.html (mp)