ONU : Le Conseil de sécurité sur la sellette
Cuba plaide pour réformer l’organisme international

Dans le monde actuel, fortement bouleversé par les divers conflits, nombreux sont les pays (notamment ceux appelés « en développement » ou « tiers-monde ») qui réclament à haute voix des réformes de l’organisme international. En effet, n’a-t-on pas le sentiment que l’addition de cette violence n’est payée que par les pays « faibles » ?
Comme diraient certains : « Voilà une question qu’elle est intéressante ! » (en mauvais français bien sûr).
Cuba ouvre le débat. Espérons qu’il soit poursuivi et mené vers des jours meilleurs.
GD
Cuba plaide à l’ONU en faveur d’une réforme globale du Conseil de sécurité
Nations Unies, 15 novembre (Prensa Latina) Cuba a plaidé en faveur d’un Conseil de sécurité de l’ONU qui joue efficacement son rôle dans le maintien de la paix et de la sécurité, dans un contexte international aujourd’hui de plus en plus complexe et difficile.
Photo Prensa Latina
Lors de son intervention dans le débat public du Conseil de sécurité sur ses méthodes de travail, le chargé d’affaires de la Mission permanente de Cuba, Yuri Gala, a souligné l’importance de cette question dans le contexte du 80e anniversaire de l’organisation et en vertu de la Charte des Nations Unies.
L’ambassadeur Gala a insisté sur le fait que la réforme du Conseil de sécurité ne pouvait être reportée et qu’elle devait être abordée à travers une discussion approfondie de ses cinq thèmes clés, comme le stipule la décision 62/557 de l’Assemblée générale.
« Sinon, la réforme globale et profonde tant attendue, qui garantit la transparence, la démocratie et la représentativité du Conseil de sécurité, ne pourra pas se concrétiser », a-t-il souligné lors de la session.
Le diplomate cubain s’est dit préoccupé par la persistance d’une tendance au sein du Conseil à travailler dans des formats fermés au reste des États membres de l’organisme multilatéral, au nom desquels il doit agir, conformément à l’article 24 de la Charte des Nations unies.
Gala a jugé regrettable que le Conseil de sécurité continue de prendre des décisions sans tenir compte des préoccupations des États concernés qui ne sont pas membres de l’organe et en imposant l’adoption de projets de résolution alors que des divergences considérables persistent quant à leur contenu et leur portée.
Il faut mettre fin à la manipulation et à l’utilisation sélective des méthodes et pratiques du Conseil, en fonction d’agendas politiques et de domination, a souligné le représentant de Cuba.
Il a averti que ce type de stratégie, loin de contribuer à mettre fin aux conflits, exacerbe les divisions et sape le rôle de l’organe dans le maintien de la paix et de la sécurité internationales.
Le Conseil de sécurité doit s’en tenir à son mandat, sans usurper les compétences de l’Assemblée générale. « Le strict respect de la Charte des Nations unies est indispensable pour garantir la crédibilité et la légitimité du Conseil et de l’Organisation en général », a-t-il conclu.
L’intervention de M. Gala a marqué la semaine d’actualité de Cuba à l’ONU, où la représentation de l’île est également intervenue lors de la séance plénière de l’Assemblée générale sur le thème 89 : « Rapport de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) ».
Au cours de son intervention, l’ambassadrice Daylenis Moreno, représentante permanente adjointe de Cuba, a réaffirmé devant l’Assemblée générale l’engagement de son pays en faveur de l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire et de la promotion de la coopération internationale.
Cuba était également présente lors du débat sur le point 76 de l’ordre du jour de l’Assemblée générale des Nations unies, relatif au « Rapport de la Cour pénale internationale », au cours duquel elle a réaffirmé sa volonté de lutter contre l’impunité et exprimé son engagement en faveur d’une justice pénale internationale impartiale et véritablement indépendante.
arc/dfm