On ne peut bloquer ni la raison ni la justice !

Le 31 octobre 2018, le gouvernement cubain dénoncera une fois de plus, face à l’Assemblée générale de l’ONU, la recrudescence du blocus économique, commercial et financier imposé par les États-Unis à Cuba.

Nous publions dans le post-scriptum de cet article, un "billet" de Jean Mendelson, ancien Ambassadeur de France à La Havane, qui s’insurge contre les sanctions financières imposées par les Etats-Unis et qui conclue :
" La réalité de l’indépendance d’une politique étrangère peut aussi se mesurer à cela. "

8 milliards d’euros (sur quatre ans) dans le "plan pauvreté" annoncé aujourd’hui par le Président de la République. Bravo ! C’est bien.

Mais, pour donner un ordre de grandeur, cette somme représente 15% de moins que la seule amende imposée en 2014 à la BNP par le Trésor US pour avoir conduit, dans le respect de la légalité européenne et internationale, des opérations à Cuba ou en Iran : 8,9 milliards de dollars. Le paiement de cette amende - illégale - ne s’est pas étalé sur quatre ans...

Je rapproche ces deux chiffres en ayant conscience qu’on ne peut pas comparer pas des carottes avec des navets. Mais cela fait toucher du doigt le caractère délirant des sanctions extraterritoriales que peuvent imposer les États-Unis, même sur les banques ou entreprises de leurs principaux alliés (et dont ils menacent aujourd’hui les juges et procureurs de la Cour pénale internationale). La réalité de l’indépendance d’une politique étrangère peut aussi se mesurer à cela.