On ne peut être plus clair

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La rapporteuse spéciale des Nations unies sur l’impact des mesures coercitives unilatérales, Alena Douhan s’est rendue à Cuba pour évaluer l’impact du blocus.

Elle a, pendant sa mission, rencontré des dirigeants du pays dont le président de la République, des représentants de la société civile, des spécialistes, des universitaires, des représentants d’organisations internationales et des personnalités issues de divers secteurs de la vie économique, politique et sociale du pays, À l’issue de ces différents entretiens, elle a tenu une conférence de presse au bureau du coordinateur résident des Nations unies à Cuba.

Ses conclusions sont claires. Les sanctions imposées par les États-Unis, a-t-elle déclaré, limitent « la capacité de l’État à élaborer des politiques publiques, portent atteinte aux droits à l’alimentation et à une vie digne, entravent les échanges universitaires, affectent l’approvisionnement en énergie, en eau potable et en médicaments, et violent le droit à la vie en général ». Elle a aussi souligné que ces mesures étaient « conçues pour empêcher le pays de percevoir des revenus économiques, en particulier en devises étrangères » et qu’elles avaient « considérablement exacerbé la situation humanitaire » à Cuba.

C’est une réponse à tous ceux qui pensent que le blocus n’existe plus ou qui considèrent que son impact est marginal.

Dans son rapport préliminaire — dont la version finale sera présentée en septembre 2026 au Conseil des droits de l’homme —, la juriste biélorusse a appelé les États-Unis à mettre fin à cette politique unilatérale « sans fondement juridique international » et à « cesser d’utiliser la rhétorique des sanctions, les campagnes de pression maximale, l’inclusion de Cuba comme État soutenant le terrorisme et les allégations de travail forcé dans les missions médicales comme instrument politique ».

Après le vote à l’Assemblée générale de l’ONU où 165 pays ont soutenu la résolution cubaine exigeant la levée du blocus, les déclarations de Madame Douhan rappellent une nouvelle fois le scandale de ce blocus dont les conséquences impactent très directement la vie quotidienne de la population. Une raison supplémentaire pour nous de le combattre et de renforcer notre solidarité avec le peuple cubain.

En France cette solidarité prend des formes diverses et, comme dans de nombreux autres pays, elle s’est manifestée fortement à la suite du passage de l’ouragan Melissa pour faire face aux besoins immédiats et, à plus long terme, pour travailler à la reconstruction, comme vous pourrez notamment le lire dans les articles que nous publions cette semaine.

Suite à l’appel aux dons qu’a lancé Cuba Coopération, nous avons déjà recueilli 15 000 euros. Merci à tous les ami-e-s qui ont répondu à cet appel. Il nous faut poursuivre et élargir ce mouvement.

https://don.cubacoop.org/Ouragan-Melissa

Marie-Christine Delacroix