Revenir à José Martí

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Nous vivons une période troublée et pleine de dangers où le président étasunien bafoue en toute impunité les principes les plus élémentaires du droit international. Sous le prétexte de lutter contre le narcotrafic, les États-Unis se permettent d’enlever au Venezuela un président en exercice, de menacer son homologue colombien, d’arraisonner des pétroliers après avoir attaqué et détruit des embarcations civiles. Et pour Cuba, après les menaces d’intervention militaire, l’idée d’y installer à la présidence l’actuel secrétaire d’État, Marco Rubio, voilà que se précisent les menaces d’un blocus naval pour empêcher toute arrivée de pétrole et ainsi asphyxier l’économie.
Comment alors, alors que nous avons commémoré le 28 janvier le 173ème anniversaire de la naissance de José Martí, ne pas revenir à ce qu’il écrivait dans une lettre datée du 18 mai 1895, la veille de sa mort au combat à Dos Ríos à son ami Manuel Mercado.
Martí y alerte avec lucidité sur le danger que représente pour Cuba et l’ensemble de « notre Amérique » le puissant voisin du Nord : « Je cours tous les jours le risque de donner ma vie pour mon pays et pour mon devoir (…) qui est d’empêcher à temps, par l’indépendance de Cuba, que les États-Unis ne s’étendent dans les Antilles et ne retombent , avec cette force de plus, sur nos terres d’Amérique. (…) Les obligations des peuples (…) dont l’intérêt le plus vital est d’empêcher que ne s’ouvre à Cuba , par l’annexion des impérialismes de là-bas et des Espagnols, la voie (…) de l’annexion des peuples de notre Amérique au Nord convulsé et brutal qui les méprise (…). J’ai vécu dans le monstre et j’en connais les entrailles ».
Voilà qui résonne avec une acuité toute particulière. Le peuple cubain a répondu avec dignité et fermeté. Les amis de l’île partout dans le monde se doivent de rester vigilants face aux idées guerrières diffusées largement et d’apporter toute leur solidarité pour que la paix s’impose, une paix fondée sur le droit international, la non ingérence et le respect de la souveraineté des peuples. C’est le sens de notre engagement dont nous nous efforçons de rendre compte chaque semaine dans cette lettre.
Bonne lecture à toutes et tous.