Une universitaire cubaine approfondit ses liens communs avec la France

Écrit par Martha Cabrales et publié dans Prensa Latina

Les liens communs entre Cuba et la France sont le principal sujet qui occupe aujourd’hui le Dr María Elena Orozco, qui lui a consacré des décennies de recherche au cours de sa fructueuse et déjà longue carrière scientifique. E

Notre association a eu le plaisir et l’honneur d’intervenir avec elle et avec son mari Jean Lamore à Bordeaux en mai 2019 au colloque organisé par Mélanie Moreau et Eric Dubesset de l’Université Bordeaux Montaigne.
RG

Dans des déclarations à Prensa Latina depuis Bordeaux, où la Covid-19 l’a surprise en février avec son mari, l’universitaire français Jean Lamore, le Dr Orozco a souligné que sa présence dans la nation européenne correspondait à ses demandes d’informations.

Professeure à la Faculté des Sciences Humaines de l’Université d’orient
et fondatrice de son Département d’Histoire de l’Art, d’abord hors de La Havane, l’infatigable chercheuse cubaine évoque l’héritage du Dr Francisco Prat Puig, un républicain espagnol qui fut son professeur.

Avec un cursus reconnu pour ses études sur les liens entre la France et les Caraïbes, l’historienne met également en lumière les enseignements du Dr Adolfina Cossío, également physiquement disparue, une des légendes de la faculté de des sciences de l’éducation.

Dans le même sens, elle a salué le privilège de travailler avec l’écrivain José Soler Puig, qui a remporté le premier prix « Casa de las Américas » catégorie romans, lorsqu’il a travaillé au renouvellement de la programmation de la chaîne de télévision Tele Rebelde.

Ses quatre livres publiés abordent ces questions franco-cubaines, l’un d’eux, en collaboration avec son élève María Teresa Fleitas, est dédié à la formation de la ville caribéenne de Santiago de Cuba, depuis l’urbanisme et l’architecture dans la période de 1788 à 1930.

L’un de ses travaux actuels consiste à enrichir le volume « Genèse d’une ville des Caraïbes, Santiago de Cuba au seuil de la modernité », qui a été publié en 2008, et marque un moment important dans ces recherches.

Un autre de ses textes incontournables pour les étudiants et chercheurs est l’essai « Présence française et identité urbaine à Santiago de Cuba », publié en 2002.