Production des aliments à Cuba

de la culture à l’industrie
dimanche 30 décembre 2018
par  Traduit par Gonzalo Dorado

Le 11 décembre dernier l’émission télévisée Mesa Redonda portait sur la question de la production alimentaire mais aussi d’agriculture en général en présence de Gustavo Rodriguez Rollero, Ministre de l’Agriculture, Iris Quiñones Rojas, Ministre de l’Industrie alimentaire et Julio Andres Garcia Pérez, président du groupe d’entreprise AZCUBA.
Parmi tous les sujets abordés deux questions principales ont été traitées sans éluder aucun élément :
• L’Industrie alimentaire : stabiliser la production de farine, en améliorer la qualité
• La récolte de la canne à sucre : pour que la canne produise

Auteurs : Oscar Figueredo Reinaldo ; José Raul Concepcion

11 décembre 2018

Les cyclones Irma et Alberto ont provoqué des retards dans le Plan Agriculture de cette année qui n’a pu être accompli que sur certains postes.

La production alimentaire à Cuba est un sujet toujours en débat à chaque coin de rue. Ces derniers jours, le pain en flûte (de 10 ou 5 pesos), les œufs « libérés » (à 0,90 pesos pièce) ou la viande de porc ont été parmi les sujets principaux dans les conversations et préoccupations des gens. Les fêtes de fin d’année approchent et la consommation de nourriture augmente, la demande atteignant un pic inhabituel.

Pour répondre aux inquiétudes de la population, faire le bilan de ce qui s’est réalisé en 2018 quant à ce secteur stratégique et informer sur ce que sera la situation à la clôture de fin d’année ainsi que des perspectives de l’année qui vient, le programme de télévision « la Mesa Redonda » (N.d.t. « La Table Ronde ») s’est déroulé en présence de Gustavo Rodriguez Rollero, Ministre de l’Agriculture, Iris Quiñones Rojas, Ministre de l’Industrie alimentaire et Julio Andres Garcia Pérez, président du groupe d’entreprise AZCUBA.

L’agriculture, la clé de tout

L’agriculture est la clé de la production alimentaire
Photo : Ismael Francisco/Cubadebate

Le Ministre de l’Agriculture (MINAG), Rodriguez Rollero, a informé qu’à Cuba on compte approximativement 11 millions d’hectares de terres disponibles dont 6 millions sont surtout consacrées à des cultures diverses et à l’élevage et 3.5 millions le sont au développement forestier. « Dans notre pays, l’Etat possède 80% des terres, pour autant 70 % d’entre elles sont gérées par les coopératives et les paysans », a-t-il précisé.

Sur les objectifs principaux du secteur, il a exposé que tous sont centrés sur « produire des aliments pour la population, fournir l’industrie et le tourisme, remplacer des exportations et ainsi générer des fonds exportables qui servent de source financière pour le développement ». Dans cette branche, il existe quelques 30 entreprises organisées en 10 groupes et dont la responsabilité principale est de faire produire la terre qu’ils détiennent et réaliser les programmes de développement.

« Les objectifs du Plan de l’Economie ne coïncident jamais avec la demande totale dont nous avons besoin parce que cela dépend de la capacité financière, des importations, du processus d’investissement et de la gestion », a précisé Gustavo Rodriguez.

En 2018, il y a eu 2 causes principales aux incidences sur le secteur. L’une est constituée par les dommages laissés par l’ouragan Irma et l’orage subtropical Alberto qui ont causé de gros dégâts aux cultures, à l’infrastructure avicole, porcine et aux plantations de tabac. Lorsqu’on commençait à récupérer les cycles après le passage d’Irma est arrivé Alberto avec une grande quantité d’inondations qui ont affecté la période de froid des cultures.

L’autre cause a été l’absence de production de base comme les engrais, les pesticides, les barbelés pour le développement de l’élevage et les pneumatiques, qui ont été inscrits dans le Plan de l’Economie, « mais dont la capacité financière pour les réaliser a manqué » a reconnu le Ministre.

« Malgré ces limites, les paysans et les coopératives ont fourni un gros effort pour répondre aux besoins » a-t-il dit. Par exemple, dans le cas des cultures maraîchères, le plan a été accompli. Cependant, il s’est révélé impossible de fournir à l’industrie la tomate nécessaire pour produire la pulpe et les concentrés que l’on y fabrique.

Les producteurs ont accompli le plan de production de haricots secs avec 3 000 tonnes supplémentaires et de même qu’autour du 20 décembre le « plan riz » fournira un supplément de plus de 10 000 tonnes selon les déclarations du titulaire du MINAG. « Ces deux cultures montrent à l’évidence que l’on peut obtenir de bons résultats malgré les dégâts » a-t-il ajouté.

Dans le cas du riz on importe encore 50% de la consommation nationale bien que grâce aux bons résultats de cette année, 26 ou 27 millions de dollars ont été économisés en substitution des importations. D’un autre côté, les 52 000 tonnes de haricots secs qui figurent dans le bilan national permettent une économie proche de 26 millions de dollars nets en supprimant les coûts d’importation.

Indispensables viande de porc et œufs

Compte tenu du haut niveau de consommation , l’élevage porcin reste un objectif constant pour les producteurs à Cuba.
Photo : Yusmary Romero Cruz/Granma

La grande capacité de récupération de la culture tant du haricot sec que du riz est très éloignée du cas de la production porcine et avicole. Pourquoi la viande de porc a manqué sur le marché et les prix sont inaccessibles ?

« Sans doute nous devons produire plus de viande de porc et nous sommes encore trop dépendants des importations de farine de soja et de maïs pour l’alimentation des élevages porcins.

Dans la mesure où nous augmenterons la production, il y aura une satisfaction de la demande et nous pourrons apporter une réponse aux besoins de la population » a expliqué Rollero.

Pour ce qui concerne l’aviculture, il y eu cette année des problèmes dans la production d’œufs et de viande de volailles. Au cours du second semestre 2018 les niveaux de production pour garantir la mise à disposition de « l’œuf libéré » sur les marchés. « Nous avons assuré les 5 œufs « normés » et les « œufs régulés » mais nous n’avons pas tenu toute l’offre pour l’œuf qui se vend à 0,90 pesos », a reconnu le ministre.

La principale raison de ce manque c’est que les poules n’ont pas disposé au bon moment et avec la qualité requise de l’apport des aliments nécessaires parce que les importations ne sont pas entrées dans le pays à cause des limitations financières.

« Avant le passage du cyclone Irma nous produisions 5,5 millions d’œufs par jour. Après l’ouragan, nous sommes descendus à 2,5. Mais nous sommes parvenus à atteindre les 5 millions avant de redescendre à nouveau vers le milieu de l’année, cette fois pour cause de manque d’aliment pour les volailles. Selon le Plan, nous devrions produire aujourd’hui 6 millions d’œufs chaque jour, la production atteint 4,1 millions. Nous portons une attention prioritaire à cette situation pour trouver des solutions le plus rapidement possible ».

Selon ce que dit Gustavo Rodriguez, le mois de décembre connaîtra encore des manques d’ « œuf libéré » qui est celui de plus gros calibre. Par exemple, à La Havane, sans compter les « œufs normés » et les « œufs régulés », il se consomme entre 25 et 28 millions d’œufs « libérés » tous les 30 jours. Toutefois, l’offre de ce mois tourne autour des 5 millions ce qui signifie qu’il existe un manque supérieur à 20 millions d’ « œufs libérés ».

L’élevage bovin a besoin de plus de temps et de financement

« L’élevage ne se récupère pas comme les différentes cultures, il a besoin de plus de temps et de financement » explique le ministre Rodriguez Rollero.
Photo : José Raul /Cubadebate

« Il se trouve dans un franc processus de récupération », commence par dire Gustavo Rodriguez à propos de l’élevage bovin. Actuellement, plus de 70% de la production laitière est entre les mains des coopératives et des paysans ce qui en a augmenté l’efficience.

« L’élevage ne se récupère pas comme les différentes cultures vivrières, il a besoin de plus de temps et de financement » a expliqué le titulaire du MINAG.

En 2018, il est probable que l’on produise autour de 130 000 tonnes de viande bovine toute destinée à l’industrie mais le plan ne sera pas accompli car il manquera 5 000 tonnes sur ce qui était prévu. Il argumente : « Nous avons rencontré des problèmes avec le transport du bétail et avec quelques industries de transformation ».

La production laitière n’accomplira pas son plan non plus
, elle est inférieure d’environ 2 millions de litres. Toutefois, elle atteint 27 millions par rapport à l’an passé. « Cela est dû à un rendement un peu meilleur par vache et que nous avons eu plus de naissances qu’en 2017 » ajoute-t-il.

« L’une de nos tâches est de récupérer l’infrastructure créée par la Révolution et dont une partie importante a été perdue pendant la Période Spéciale. Nous devons également toujours plus chercher la base alimentaire du bétail dans la production nationale. Il y a quelques années, seulement 20% aliments pour l’élevage bovin, porcin et de volaille provenait de la production nationale. Actuellement, le chiffre a atteint les 43 % parce que l’on a semé plus de prairie, plus de fourrage, on a donné une impulsion aux plantes protéiniques, à quoi s’ajoutent les apports de AZCUBA depuis l’agro-industrie sucrière et la gestion que font les producteurs dans les exploitations en tentant de combler les trous dans le bilan national des aliments ».

Rollero reconnaît que l’élevage bovin est la branche la plus difficile à récupérer. Malgré cela, ils aspirent dans le futur à « donner un coup de collier » dans la production de lait et de viande dont Cuba a besoin. « Notre politique en matière d’élevage est de ne perdre aucune terre de la zone qui y est consacrée (3,5 millions d’hectares) et de protéger toute la base génétique qui en est le fondement de son développement ».

Auto approvisionnement local : 30 livres par personne

« Si chaque mois on propose un total de 30 livres de féculents, légumes, graines et fruits par personne, on obtient un important approvisionnement des marchés », explique le ministre de l’Agriculture.
Photo : Irène Perez / Cubadebate

« La question de l’auto approvisionnement local en produits agricoles a toujours été un sujet en suspens », admet Gustavo Rodriguez.

« Face à des études nutritionnelles que nous avons réalisées avec la Santé Publique, nous sommes arrivés à la conclusion que si chaque mois on propose un total de 30 livres de féculents, légumes, graines et fruits par personne, on obtient un important approvisionnement des marchés », explique-t-il. Mais la moyenne du pays n’atteint pas les 17 livres de production de ces aliments pour chacun, il reste de fait beaucoup à faire dans ce domaine.

Cependant, il existe des municipalités où la moyenne est supérieure à 30 livres. « Si l’on analyse ces territoires où l’on obtient ces bons résultats, nous voyons que là-bas se trouve la quantité de producteurs nécessaires, que l’on a semé de manière diversifiée, qu’il y a un marché de détail et une abondance avec un fonctionnement adéquat », clarifie Rollero sur les éléments nécessaires pour atteindre l’objectif ambitieux fixé pour 2019.

Fruits et produits exportables

Le tabac distingue Cuba au niveau international et c’est un produit exportable qui génère des rentrées d’argent pour investir dans d’autres cultures.
Photo : Irène Perez / Cubadebate

La production de tabac torsadé pour l’exportation s’est bien comportée. Le café et le cacao accompliront leur plan sans contretemps. Le miel d’abeille devrait dépasser ses prévisions. Et bien que l’on ne puisse accomplir le plan, on doit exporter entre 100 et 110 mille tonnes de charbon végétal, la plus grande part provenant du marabù (N.d.T. : Arbuste invasif ). Ce chiffre signifie environ 30 millions de dollars en rentrée d’argent. « Le financement le plus pertinent pour le développement provient de l’accroissement des exportations ».

Dans le cas des fruits, en 2018 à l’exception de la mangue, les 253 coopératives spécialisées dans la culture fruitière ont apporté entre 20 et 30 % de la production totale. « Le programme de fruits tropicaux commence également à récupérer et on note une certaine tendance à l’accroissement », a illustré Rollero.

« A Cuba, il existe une grande vocation pour ces cultures et bien que nous n’ayons pas pu leur donner tout ce dont ils ont besoin, les cultivateurs ont innové pour trouver des solutions ».

Objectifs et investissements pour 2019

Augmenter la qualité du riz issu de la production nationale est un des objectifs du Ministère de l’Agriculture pour 2019.
Photo : Irène Perez / Cubadebate

« Pour 2019, nous nous sommes fixé plusieurs buts. Si les producteurs nous disent qu’ils nécessitent plus d’apports, nous devons répondre avec une production supérieure », rappelle le ministre qui, de plus, assure : « nous nous sommes donné comme objectif d’accroître de 4% les productions physiques qui sont celles qui arrivent sur les marchés, les industries et pour le tourisme ».

Pour l’année qui vient, l’agriculture comptera sur un soutien de 500 millions de pesos destiné aux investissements, ce qui rend propice l’élaboration de nouveaux plans. Par exemple, il existe un projet pour investir dans l’industrie du séchage, du moulinage et dans les semences pour que le riz soit produit de meilleure qualité. « Nous investissons dans cinq exploitations de traitement et d’amélioration des graines (quatre en Orient et une à Sancti Spiritus), ce qui ne s’était jamais fait », ajoute-t-il.

De plus, on investira dans le tabac qui est un produit exportable qui valorise les investissements car il se vend sur le marché international à bon prix et constitue un symbole de Cuba dans le monde entier.

Industrie alimentaire : stabiliser la production de farine, augmenter la qualité

Elever la qualité des aliments produits à Cuba est un des objectifs du Ministère de l’Industrie Alimentaire.
Photo : Irène Perez / Cubadebate

Si le niveau des investissements dans l’industrie au sens général a été multiplié cette année, il ne génère pas de possibilités pour que l’on constate des améliorations sensibles sur les tables des foyers cubains. Il y a quelques heures, l’industrie alimentaire a accompli son plan d’exportations de l’année et celui des rentrées externes dont 100% sont utilisés pour augmenter les volumes d’aliments destinés à la population.

Une question qui a été l’objet de beaucoup de plaintes dans la population au cours du premier semestre 2018 a été l’irrégularité dans la fourniture de yaourt de soja, surtout dans la cellule familiale pour les enfants de 7 à 13 ans et « aujourd’hui nous pouvons affirmer que nous arrivons en décembre avec la régularité voulue dans toutes les provinces du pays à part Villa Clara », affirme la Ministre de l’Industrie Alimentaire (MINAL), Iris Quiñones Rojas.

« L’objectif est de combler le manque dans le territoire concerné et continuer à élever le niveau de production pour augmenter la présence en vente libérée », ajoute-t-elle.

Notre pain quotidien

Les flûtes de pain, produit de haute consommation à Cuba, qui a rencontré de sérieux problèmes dans sa production.
Photo : Genius Kitchen

Depuis le début de l’année, on savait qu’il serait impossible d’accomplir le plan de production de farine à Cuba. Pour autant, on a disposé de ressources financières non prévues dans le plan de l’Economie pour importer 30 000 tonnes de farine qui, à ce moment-là furent considérées comme la quantité nécessaire pour couvrir les carences de la production nationale. Mais à la fin de l’année, ce seront 70 000 tonnes qui manqueront soit 40 000 de plus que ce qui a été importé.

« Cela a alimenté les tensions quant à l’approvisionnement en farine qui permet le pain « normé », le « libéré » et d’autres produits aux prix accessibles pour la population comme les biscuits et la pâtisserie », souligne Iris Quiñones.

« Ces derniers jours, nous avons vécu les moments les plus tendus de toute l’année quant aux approvisionnements, ce qui a obligé à assurer seulement le pain de la cellule familiale, qui a paralysé un ensemble de productions y compris en affectant les productions de la « Chaîne Cubaine du Pain » dans plusieurs provinces à certains moments », ajoute-t-elle.

La cause fondamentale de la situation qui fait qu’aujourd‘hui même de nombreuses boulangeries dans l’île sont dépourvues de farine c’est le retard dans les importations de pièces de rechange pour les moulins.

« Les pièces du moulin de Santiago de Cuba sont arrivées. Il avait été décidé de procéder à sa maintenance sans le faire cesser de fonctionner pendant les mois d’octobre et de novembre. Grâce à cela, nous avons une meilleure situation dans la zone orientale », dit Quiñones Rojas.

Cependant, le moulin de Santiago ne suffit pas à approvisionner les cinq provinces de l’extrême est de Cuba. Pour cela, il a besoin du soutien du moulin de Cienfuegos mais les pièces de rechange de ce dernier ne seront disponibles qu’au début de l’an prochain. « Mais on priorise un ensemble de ressources pour augmenter sa production de farine même si l’on n’atteint pas le niveau nécessaire », déclare la ministre.

Par ailleurs, hier matin, les productions de farine dans la ligne la plus petite des deux que compte l’Occident ont commencé. La semaine prochaine devrait commencer la production dans la plus grande, « ce qui va nous amener à rétablir les bonnes conditions », informe Iris Quiñones.

« Nous travaillons intensément à ce que les productions deviennent normales d’ici la fin de l’année, spécialement dans la « Chaîne Cubaine du Pain » et les productions alimentaires locales », dit en résumé la titulaire du MINAL.

Qualité : des présentations et des produits nouveaux

« On a fait un groupe de présentations et de produits nouveaux qui vont être autorisés pendant le premier trimestre 2019 », explique Iris Quiñones, ministre du MINAL.
Photo : Cuba TV

Face aux insatisfactions constantes dans la population concernant la mauvaise qualité de certains produits comme la mortadelle ou la viande hachée, le MINAL a décidé une reformulation pour diminuer la quantité de soja dans ces produits qui sont distribués sur le livret de rationnement ou le panier normé. Faire preuve de plus de rigueur dans le contrôle de ces processus, tant dans le système de l’entreprise que dans les bureaux d’inspection est un des aspects sur lesquels travaille actuellement le ministère.

Affronter et prévenir les indisciplines que l’on trouve dans plusieurs usines est la clé de voûte pour que le peuple ne soit pas toujours le plus touché.

De plus, au Ministère de l’Industrie Alimentaire même on pense à substituer des produits qui génèrent de l’insatisfaction chez les gens depuis plusieurs années à cause de cette mauvaise qualité, par de nouvelles présentations.

« On a fait un groupe de présentations et de produits nouveaux qui vont être autorisés pendant le premier trimestre 2019 dans le panier des familles dans divers points du territoire ce qui va permettre de les substituer aux produits actuels moins acceptés », a informé Quiñones Rojas.

Les foires de fin d’année

Plusieurs foires se tiendront à la fin de l’année dans tout le pays avec une offre variée de produits. Selon ce qu’a précisé au cours de la Mesa Redonda le Président du Groupe AZCUBA, Julio Andres Garcia Perez, on disposera pour cette occasion d’une quantité de produits supérieure à l’an passé. « Surtout de la viande de porc qui est un produit clé des fêtes de fin d’année. Il nous a été demandé de soutenir les engagements avec l’Industrie qui en même temps contribue aux foires. L’offre concernera aussi le porc sacrifié sur pierre et la façon de préparer le porc grillé ou le cochon de lait ».

Le Dirigeant a également précisé qu’ils seront présents à la foire de la Capitale organisée le 29 décembre.

Sur ce même sujet, Iris Quiñones Rojas, ministre de l’Industrie Alimentaire a ajouté que l’on note un meilleur niveau de disponibilité de produits carnés pour cette fin d’année, spécialement pour la viande de porc. Nous aurons un niveau de fourniture supérieur au plan de décembre. Les sodas auront aussi une réponse supérieure aux engagements grâce à l’ajout de la nouvelle entreprise mixte « Las Lomas » et des équipements qui ont été apportés dans l’industrie d’Etat ».

La récolte de la canne à Cuba : pour que la canne soit broyée

La récolte de la canne à sucre à Cuba
Photo : Archives

La situation de la récolte de la canne à sucre dans la bataille actuelle et les projections pour 2019 ont été analysées par le Président du Groupe AZCUBA, Julio Andrés Garcia Perez.

Au dire du titulaire, ce qui n’a pas été accompli l’an passé était dû aux dégâts causés par divers phénomènes climatiques qui ont fait qu’environ 6 millions de tonnes de canne ne soient pas récoltés. « Cette canne entre dans la catégorie des délaissés car c’est une matière première qui n’est pas de la meilleure qualité », a-t-il commenté.

Au vu de cette situation, on a avancé le plan de récolte pour cette année avec l’objectif d’optimiser la récolte de cette matière première.

Selon ce qu’a précisé Garcia Perez, on a ajouté aujourd’hui 35 centrales de broyage aux 25 prévues initialement. « Cette décision part du fait que l’on n’a pu réaliser toutes les actions de maintenance programmées dans certaines entreprises et de plus, pouvoir utiliser la matière première décrite ci-dessus ».

Il a également été dit que le plan de production a trois jours d’avance ce qui se traduit par 12 000 tonnes de sucre élaborées avec anticipation sur la date prévue. « Jusqu’à présent, le rendement s’accomplit, le broyage et la génération sont supérieurs à ce qui a été estimé et ont un déroulement favorable », a approfondi le Président du Groupe AZCUBA.

On prévoit aussi d’accomplir les plans du panier de base, de l’industrie nationale et de l’exportation. Pour cette année on espère un accroissement de la production mais qui « n’atteint pas le potentiel de l’industrie » a rajouté le président du groupe sucrier.

Les produits dérivés sont aussi une priorité pour AZCUBA. L’alcool, les aliments pour animaux et le miel se renforcent pour le bien économique du pays.

Coupe de la Canne à sucre dans la centrale Panchito Gomez Toro à Villa Clara
Photo de Vanguardia (Archives)

Garantir le sucre de demain

En commentant les plans de la récolte en cours, le Président du Groupe AZCUBA, Julio Andrés Garcia Perez, a expliqué que les dégâts dûs aux conditions climatiques de cette année ont empêché l’ensemencement de 35 000 hectares bien que l’ensemencement de la période froide ait été supérieur. « Cela ne parvient pas à couvrir le déficit que nous avions. Cela nous pousse à faire une culture avec arrosage intense jusqu’en avril et à redoubler d’efforts entre mai et juin pour obtenir un accroissement de la production de 9%.

Bien que ces dernières années nous avons constaté un accroissement notable dans les rendements agricoles de ce secteur, son comportement continue d’être faible. Selon ce qu’a dit Garcia Pérez il atteint les 42 tonnes à l’hectare alors que nous devrions approcher les 50 tonnes. « Bien que nous ayons des entreprises dont les indicateurs dépassent ce chiffre souhaité, il y a 75 coopératives dont le rendement est inférieur à 30 tonnes et qui compromettent nos résultats » a regretté le dirigeant.

Entre les clés pour améliorer ce panorama, un usage renforcé de la mécanisation et le développement des zones irriguées s’impose selon les dires du président d’AZCUBA.

Pas seulement de la canne mais aussi des aliments

Le redimensionnement du groupe sucrier a fait que la culture de la graminée n’occupe pas seule l’espace de ses terres. La production d’aliments concerne plus de 500 communautés qui promeuvent des produits variés tels que lait et viande.

« Nous sommes de plus engagés dans le programme Sierra Maestra, un rêve du Commandant en chef qui a démontré la valeur de compter avec des plantes protéiniques et qui concerne maintenant 224 coopératives », a détaillé le fonctionnaire.

Face à l’investissement étranger

Dix-neuf projets du groupe AZCUBA composent le portefeuille d’affaires cubain. Selon ce qu’a dit le Président, deux d’entre eux sont déjà en cours de développement. « Dans la conceptualisation du modèle économique, nous avons une grande responsabilité de transformer la matrice énergétique et les investissements qui se feront pourront impacter 14 % de la production d’énergie dans le pays », a-t-il argumenté.

Il se réalise également un travail d’attraction de capital étranger pour la construction de rhumeries et des distilleries.

Transformer les communautés

En évaluant la situation des communautés rurales, il a rappelé que les principales insatisfactions portent sur les chemins, la qualité de la bagasse (résidu de la canne) et d’autres sujets ponctuels qui impactent la vie des habitants. « Insolvabilité, modernisation insuffisante, attention aux travailleurs ».


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