Des gerbes de fleurs de Raul y Diaz Canel à José Marti pour le 124e anniversaire de sa mort au combat


Le Général d’Armée Raul Castro Ruz et le président Cubain Diaz Canel Bermudez, ont déposé des gerbes de fleurs dans cette ville [Santiago de Cuba], devant le mausolée où repose la dépouille du Héros National José Marti, en ce jour anniversaire des 124 ans de sa mort au combat à Dos Rios.
ACN (Agencia Cubana de Noticias) 19/05/2019.


Des gerbes de fleurs du général d’Armée Raul Castro Ruz, premier secrétaire du Parti : Miguel Diaz-Canel Bermudez, président des Conseils d’Etat et des Ministres, du Conseil d’Etat et du peuple Cubain, dédiées au Héros National José Marti. Photo : Miguel Rubiera.

Des gerbes offertes par le Conseil d’État et des ministres et le peuple cubain ont aussi été déposées devant sa tombe par de brillants étudiants de l’école militaire Camilo Cienfuegos de Santiago de Cuba, au son du poème Je cultive une rose blanche interprété par la fanfare de l’Armée de l’Est.

Des étudiants de l’Ecole Militaire de Santiago de Cuba, portent les gerbes de fleurs dédiées au Héros National José Marti. Photo Miguel Rubiera

Pour le Maître, on a entendu à travers les voix des enfants et des jeunes du quatuor vocal de la Maison de la Culture 28 janvier et, avec le duo de récitants du Projet Principe Enano, les vers faisant allusion à sa vie et son œuvre, pendant que la Compagnie de Ballet de Santiago interprétait Je vais aller te chercher d’Augusto Blanca et Silvio Rodriguez.

Odexa Fuentes Medina, vice-présidente de l’Assemblée Nationale du Pouvoir Populaire, a rappelé dans son discours les différentes facettes de José Marti, en particulier celle de combattant et de principal organisateur du mouvement d’émancipation qu’il a appelé Guerre Nécessaire en 1895, et a affirmé l’engagement des nouvelles générations à défendre son héritage.

Ensuite des dirigeants du Parti Communiste de Cuba (PCC), le Gouvernement, les FAR, le MININT et les organisations politiques populaires et de jeunes sur le territoire ont déposé des fleurs sur le caveau du patriote, et à l’endroit où reposent les fondateurs de la Nation ; le leader historique de la révolution Fidel Castro Ruz, Mariana Grajales, Mère de tous les cubains et Carlos Manuel de Cespedes Padre de la Patria.

Étaient présents les membres du Comité Central du PCC Lazaro Exposito Canto, premier secrétaire de la province et Beatriz Johnson Urrutia, Vice-présidente du Conseil d’État et présidente de l’Assemblée Du Pouvoir Populaire. Mais aussi Ramon Labañino Salazar, Héros de la République de Cuba.

Puis finalement, le Maître Architecte Omar Lopez, directeur du Bureau du Conservateur à Santiago de Cuba, a présenté le livre De Paula à Santa Ifigenia. La vie du Maître racontée en dizains, de l’auteur Ariel Ladoeyt, poète, professeur d’université, ingénieur en génie civil et spécialiste en aménagement environnemental.

C’est un parcours poétique de l’évolution du héros depuis sa naissance à La Havane jusqu’à sa dernière demeure dans la nécropole de la ville orientale.

Moment culturel de la cérémonie, pour le 124e anniversaire de la mort au combat de José Marti, au mausolée où repose la dépouille du Héros National au cimetière Santa Ifigenia de Santiago de Cuba.

L’article de Cubadebate ici

En complément, un article de Graziella Pogolotti paru le 10/06/2019.

Il avait à peine 42 ans

Peinture de Raúl Martínez

Au moment de sa chute à Dos Ríos il [José Martí] avait accompli une œuvre considérable. Poète visionnaire il a fait reposer sur les épaules de son corps fragile la lourde tâche de construire la patrie. Du partage de la douleur il a appris à connaitre de façon concrète les contradictions des êtres humains.

Il a découvert les larmes dans les yeux de son père, Don Mariano, le soldat devant le corps du fils meurtri par les fers au travail dans les carrières et la brutalité de la violence exercée par le pouvoir de ses concitoyens. Entre eux allait naître une complicité secrète et la compréhension silencieuse du père face au dévouement du fils à une cause qui, malgré tout n’était pas la sienne.

Auparavant, du temps de l’Hanábana, José Martí avait assisté avec effroi au châtiment infligé à l’esclave noir. Exilé en Espagne il a poursuivi son apprentissage de l’histoire. Il avait compris les enjeux politiques des libéraux et des conservateurs qui, quant à la nécessité de préserver leur domination, n’étaient en rien différents.

Il a aussi découvert la nature du pays profond, c’est pourquoi, avec l’arrivée de l’indépendance, les cubains ne garderaient pas de rancune envers les péninsulaires qui avaient opté pour rester à Cuba, de modestes travailleurs pour beaucoup d’entre eux. Il a examiné en détail l’histoire vivante des républiques latino-américaines récemment libérées, pour identifier les causes qui ont entravé la pleine réalisation du projet émancipateur.

Quand il s’est installé aux États-Unis il a mesuré les progrès de la nation en développement par rapport à l’Europe où prédominaient les régimes autocratiques, mais très vite il a découvert le danger latent et menaçant pour l’avenir. Son savoir encyclopédique et rassembleur, sa vision clairvoyante de la nature, des phénomènes financiers lui ont permis de détecter les dangers qui planaient sur la Conférence Monétaire Panaméricaine. Sa pensée d’alors reste d’actualité.

Dans ce contexte, José Marti gardait la question de Cuba en suspens. Il fallait dissiper complétement les raisons de l’échec de la Grande Guerre. On n’avait pas encore connaissance du journal pathétique de Francisco Vicente Aguilera, l’un des plus puissants propriétaires terriens de la zone orientale du pays. Il a remis l’intégralité de sa fortune à une noble cause. En raison de ses contradictions insurmontables avec Cespedes y Quesada on l’a envoyé représenter les intérêts de Cuba à l’extérieur. Il tenait, en détail, la comptabilité des dépenses engagées. Il ne gardait rien pour lui et se privait des soins médicaux élémentaires.

Malgré les biens dont il avait hérités, Vicente Aguilera n’avait pas complété son apprentissage dans d’autres pays. Il méconnaissait les enjeux de la politique, il a été pris au piège par les manigances des Aldama, qui promettaient beaucoup et donnaient peu. Il a déployé des efforts inutiles envers des politiques nord-américains, sans élucider les véritables intérêts des voisins du nord, jamais prêts à reconnaître la République de Cuba en Armes attendant que le fruit leur tombe dans les mains. Envoyé ensuite en Europe, ignorant ses langues et ses cultures, il n’a pas pu faire grand-chose. Il est mort seul, dans une agonie atroce, dévoré par un cancer.

Marti, s’est chargé de rassembler des volontés, de rendre la foi à ceux qui l’avaient perdue. Pour gagner la confiance des anciens combattants il savait qu’il devrait surmonter des obstacles en tout genre. Pour les anciens combattants il était un intellectuel inexpérimenté, un amateur sans aucune expérience des armes.

Il s’est consacré sans relâche à un travail de persuasion. Immergé dans la réalité concrète à New York, à Cayo Hueso, à Tampa, il s’est tourné vers ceux d’en bas. Il a compté sur l’extrême générosité de ceux qui donnaient, sans rien demander en retour, les maigres économies et le gite et le couvert au pèlerin à la redingote usée.

Centimes après centimes il a atteint les moyens nécessaires. Il a évité de prendre des engagements qui compromettraient l’avenir de la Nation. Il travaillait en secrètement parce qu’il se savait constamment surveillé. La trahison de La Fernandina a justifié ses soupçons. Mais les dés étaient jetés. Il fallait entamer la lutte les mains vides.

Pour construire la patrie il était indispensable de gagner la guerre avec ses propres efforts, sans ingérences ni engagements. Il était également urgent de sensibiliser et de nourrir l’imaginaire de la nation. Il n’économisait pas ses mots pour nous libérer du fardeau pervers du racisme. Nous devions nous libérer. Il n’y a pas de race. Le Combat et la lutte pour la survie dans le maquis serait notre creuset. La frontière de la couleur était un instrument de domination hégémonique qui, depuis la conscience pervertie, altérait l’unité de la nation.

Martí a décrit les œuvres de nos écrivains, bien qu’il révèle l’essentiel dans sa création personnelle, sa poésie et sa prose, impétueuse comme les grands fleuves du continent, toujours séduisante, bien que souvent réaliste. Dans ses derniers carnets il accède au plus haut niveau des lettres hispaniques. Le parcours de Playita à Dos Ríos tracé à la hâte lors de moments volés au repos, rencontre avec la terre regrettée, avec la nature et l’escalade des montagnes qui amène les hommes à fraterniser, exprime la plénitude de l’être dans la fusion du rêve et de la réalité.

Au plus profond de l’impuissance de la République néocoloniale, les intellectuels de l’avant-garde ont entamé le sauvetage de son immense œuvre dispersée. Avec le triomphe de la Révolution le travail s’est systématisé ; on a sorti ses Œuvres Complètes. C’est un capital que nous ne pouvons pas perdre en reprenant les mêmes citations réduites à des axiomes décontextualisés. Comme il l’a fait au cours de sa vie, il faut qu’il continue à nous apprendre à penser, avec la passion qui a animé son existence hors norme.

On est émerveillé de voir tout ce qu’il a pu faire dans une vie si courte. Devant la côte rude au bord de Playita de Cajobabo, m’est apparue l’image du corps fragile, rameur inexpérimenté, aux mains couvertes d’ampoules, faisant avancer l’embarcation au rythme de ses compagnons de voyage. La volonté inébranlable dépassait la douleur. Il a dû éprouver un bonheur intense. Dans l’obscurité de la nuit, il sentait la patrie toute proche.

L’article de Cubadebate ici


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