José Marti : l’âme vivante de notre résolution à résister !

dimanche 9 février 2020
par  René Gonzalez Barrios, traduit par Christine Druel

Je suis de ceux qui pensent très fréquemment à José Marti et je le vénère plus particulièrement les 28 janvier et 19 mai, dates sacrées.

C’est sans doute que ma génération née au moment des retentissements du triomphe de la Révolution, qui a grandi mambisa, martienne, guévariste et fidéliste, porte dans ses veines la noblesse et l’intégrité de l’idéal martien.

Les profanateurs ont, plus que quiconque, besoin d’apprendre de l’Apôtre.

{{}}Photo Aldo Soler

Je me souviens, qu’enfant, quelqu’un m’a raconté qu’à peine deux jours après la commémoration du centenaire de sa naissance en 1953, des policiers de Batista firent irruption dans l’atelier du sculpteur José Manuel Fidalgo, à El Calvario ils détruisirent sa collection de bustes et statuettes, et s’acharnèrent particulièrement sur ceux de Marti portant la phrase sculptée Pour Cuba qui souffre. Je n’oublie pas l’histoire du capitaine de police ayant menacé Fidalgo de lui faire manger les bustes de Marti brisés et l’obligeant à sculpter des bustes de Batista.

Ce récit m’a profondément marqué{{}}et rempli d’indignation. Dans mes pérégrinations de gamin de quartier à Cayo Hueso au centre de La Havane, j’avais découvert une petite boutique dans la rue Galiano, presque à l’angle{{}}de Zanja où l’on vendait de petits bustes de personnages illustres de notre Indépendance et je m’y suis rendu pour y acheter mon Marti. En y arrivant j’ai trouvé porte close. Ce fut depuis lors une obsession d’avoir un buste de l’Apôtre, non pas comme fétiche mais comme stimulant intellectuel. Avec les années sa présence chez moi a pris de l’ampleur.

En ces jours où notre peuple a appris avec indignation ces actes de vandalisme contre des bustes de notre Héros National à La Havane, j’ai réfléchi au véritable objectif de ces actes. Je suis convaincu qu’ils font partie d’une stratégie de démantèlement de l’histoire de la patrie, avec la banalisation et la dévalorisation de nos symboles les plus sacrés : le drapeau, l’hymne,…Martí. Rappelons l’effondrement du camp socialiste et la destruction des monuments et statues, symboles des luttes des peuples pour leur émancipation et le socialisme.

José Martí n’est pas que le symbole de ce que la cubanité a de plus pur et noble. Il est le principal inspirateur de notre Révolution, l’âme vivante de notre résolution de résistance et de victoire, de solidarité et d’anti-impérialisme, celui qui nous a montré l’ampleur du danger. Il a été le maitre de la génération glorieuse de son centenaire et la colonne vertébrale de la conception politique et révolutionnaire du commandant en chef Fidel Castro. Alors l’attaquer c’est attaquer la révolution, ses principes et ses valeurs.

Les offenses envers l’Apôtre ne sont pas nouvelles.La Havane a tremblé ce 11 mars 1949 quand des marines étasuniens ont profané sa statue dans le Parc Central. La réaction justifiée du peuple a été réprimée par le gouvernement en place qui a protégé les coupables et s’est satisfait des excuses d’un ambassadeur des Etats Unis qui avait une fois encore offensé l’intelligence populaire en déclarant{{}}que d’autres marines avaient aidé à la conquête de l’Indépendance de Cuba.

La répression de la police contre les étudiants a été brutale, parmi les blessés des violences se trouvait le jeune Fidel Castro. C’était l’époque où les gouvernements effectifs de Ramon Grau San Martin et Carlos Prio Socarras, dénigraient le nom de l’Apôtre en utilisant leurs photos comme drapeau, en s’appropriant le nom du parti révolutionnaire cubain et en y ajoutant le qualificatif, d’Authentique, comme si celui fondé par Marti était de moindre valeur.

A l’occasion de l’anniversaire de la naissance de José Marti le 28 janvier 1953 Fulgencio Batista a fait un véritable show.Il a voulu prétendre être ce qu’il n’était pas, …martien. Et il est celui qui, dès son incursion dans la vie politique de notre pays a été le valet servile de l’impérialisme yanqui,son homme de main à Cuba, répresseur, meurtrier, et putschiste.

L’odieuse agressionde l’atelier de Fidalgo, contraint à l’exil au Mexique a eu lieu deux jours après le show forcé de Batista. Pour défendre Fidalgo et dénoncer l’outrage, le jeune avocat Fidel Castro a publié dans la revue Bohemia ; le 8 févier 1953,son article{}Violationet destruction de l’atelier du sculpteur Fidalgo.

Des années après, j’ai eu l’opportunité de rendre visite à sa veuve à Veracruz, au Mexique. La respectable vieille dame, compagne de sa vie, conservait des morceaux de bustes brisés par les hordes de Batista. Elle m’en a offert un de Benito Juarez conçu par l’artiste et révolutionnaire. Jusqu’à ses derniers jours, Fidalgo a mis en lumière la grandeur de l’histoire de l’Amérique Latine.

En juin 1956,la maison de production Warner Brothers a donné aux Etats Unis la première du film Santiago, une véritable offense à la cubanité, où l’image de José Marti y est dénaturée et où il est représenté à Haïti en 1898 vivant dans un Palais, entouré d’esclaves.Les cubains qui résidaient alors aux Etats Unis, ont rejeté cet affront en manifestant publiquement leur indignation.

Tout juste après{{}}le triomphe de la Révolution, des éléments de Batista, qui fuyaient la justice révolutionnaire, fondèrent à New York, le 28 janvier 1959, une organisation contre-révolutionnaire du{{}}nom de La Rose Blanche. Ce fut la première organisation à utiliser comme nom un symbole martien. Neuf ans plus tard était fondé à New York le groupe terroriste Abdala, responsable de multiples attaques contre des fonctionnaires et des représentants cubains à l’extérieur.

Pour continuer à souiller le nom de l’Apôtre, le gouvernement des Etats Unis a fondé en 1985, Radio Marti, et en mars 1990, Marti Télévision, deux antennes qui offensent{{}}avec un mauvais journalismes ans scrupule, de fausses informations et une hargne contre-révolutionnaire, la mémoire du héros et la dignité de tout un peuple.Véritable non-sens si l’on tient compte du fait que Marti fut, parmi tous les cubains de son temps, le critique le plus important de l’empire émergent.

Le projet de{{}}production cinématographique, Je veux faire un film inscrit à la présentation de mars2018 des jeunes réalisateurs et qui entrainerait le refus des producteurs de l’institut Cubain d’Art et d’Industrie Cinématographique, s’est avéré tout aussi blessant et révoltant. L’un des protagonistes y offense José Marti avec grossièreté.

Les ennemis de notre Révolution profitent aujourd’hui de l’addiction aux réseaux sociaux d’une partie non négligeable de la jeunesse cubaine pour essayer de la pervertir avec des contenus anti martiens et sournoisement ou ouvertement contre- révolutionnaires. Nous vivons à une époque où l’histoire et la culture doivent se serrer la main étroitement, pour apporter à ces plateformes, dans les codes de communication appropriés, les vérités et valeurs de notre identité.

A l’infamie des profanateurs de marras, s’oppose la figure du jeune Jorge Daniel de la Torre Samper, de la localité avilanienne de Punta Alegre, qui a sauvé d’entre un amas d’arbustes et débroussailles, un buste de Marti renversé par la force des vents de l’ouragan Irma, en 2017. Son image enthousiasmante a fait le tour du monde.

A travers le réseau des réseaux, je n’ai pas trouvé, aux Etats Unis, de manifestations ouvertes de rejets ou d’indignation face à la provocation délictueuse et irrespectueuse de ceux qui, dans l’Île ont profané les bustes de Marti mais plutôt l’exaltation et l’appel à la poursuite des actes révoltants, de la part d’un groupe Clandestin autoproclamé. Je me demande comment réagiraient les milliers de cubains qui aiment leur Île et leur Patrie et qui, pour diverses raisons vivent aux Etats Unis ,s’il se passait la même chose sur l’un des bustes ou statues en honneur à l’Apôtre qui existent à Miami, à Key West ou New York. Que ferait dans ce cas le gouvernement des Etats Unis qui est le véritable commanditaire de ces infamies.

José Marti a été respecté même par ses adversaires de l’armée espagnole. Le général José Ximenez de Sandoval lui-même, qui avait commandé la colonne responsable de sa mort, a pris le deuil le jour de l’inhumation au cimetière de Santa Ifigenia, il a refusé d’accepter le marquisat de Dos Rios et, au début du XXe siècle, il est apparu en personne à la légation de Cuba à Madrid, pour remettre à la représentation cubaine les effets personnels de ce jour fatidique.

Le capitaine général Arsenio Martinez de Campos a refusé que l’un de ses fils, présent lors de cet acte de Dos Rios, soit décoré pour cela.

Que ces exemples servent à ceux qui, par l’ignorance, la mauvaise foi et qui sont privés d’idées et de valeurs, profanent la mémoire du grand Maître, guide spirituel d’un peuple noble et inspirant. Les profanateurs ont, plus que quiconque, besoin d’apprendre de l’Apôtre.


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